Les antagonistes ont besoin d’amour (visuel)
- L'Auteur

- il y a 21 heures
- 4 min de lecture

Non, cet article ne sert pas à excuser ou à embrasser l’idéologie des antagonistes dans les fictions.
Cela fait plusieurs semaines que les portraits des personnages principaux subissent plusieurs refontes et améliorations visuelles. Les lecteurs suivent les héros et leurs antagonistes à travers un fil conducteur élaboré par l’auteur, et il serait tentant de croire que les « méchants » sont relégués à de simples rôles subalternes d’opposants. Un héros peut se battre pour un idéal, la survie ou la liberté, mais il ne pourra jamais être mis en valeur s’il ne dispose pas de son némésis développé.
Dans le tome 1, la BMRA (l’Agence de Recherche sur les Mutations Biologiques) n’est pas un groupe d’opposants au sens littéral du terme. C’est une organisation entière composée de scientifiques, d’agents d’intervention et de cadres dirigeants convaincus d’agir pour l’ordre et la sécurité des habitants de la Fédération Unie. De leur point de vue, ils œuvrent pour le bien commun, tandis que le groupe de Jane et les variants du Projet HOPE résistent à l’oppression et à l’extermination.
La balance pourrait pencher du côté de Jane et des variants opprimés, mais HOPE n'est pas parfait. Je ne suis pas un adepte du manichéisme strict, cette notion de bien et de mal dans une œuvre de fiction n’apporte aucune saveur littéraire digne de ce nom. Opposer seulement le camp de la lumière au camp des ténèbres, sans approfondir chaque partie et leurs enjeux respectifs, est une erreur facile et tentante, réduisant le ou les antagonistes à de simples caricatures. Je pourrais les comparer à certains « boss » de jeux vidéo servant uniquement à ralentir la progression du héros vers la victoire.
J’imagine aisément un « méchant » caricatural qui se lèverait le matin en se demandant : « Tiens, je suis méchant, que pourrais-je faire de mal aujourd’hui ? ».
Expliquer la psychologie d’un antagoniste, fou à lier ou stratège froid, n’a jamais eu pour but de l’exempter du mal qu’il perpétue sur les innocents. Ainsi, les héros, qui sont aussi imparfaits que leurs ennemis, gagnent encore davantage en légitimité à les combattre.
Christian Pieriam n’est pas un mégalomane assoiffé de pouvoir, mû par un désir irrépressible d’annihiler tous les variants. C’est un homme plus subtil, qui use rarement de la violence pour asseoir son autorité, déjà établie par une lente et froide ascension au sein de l’agence. Son pouvoir réside dans ses décisions aux conséquences dévastatrices sur la vie de milliers de variants condamnés à disparaître. Il dirige une organisation qui véhicule des idées terribles dans la société, avec l’aval du gouvernement fédéral en échange de l’extinction progressive des libertés. James McBlock, le célèbre sénateur du Parti Étatiste, se fiche de braver la Constitution de la Fédération Unie pour accéder au poste suprême. La soif de pouvoir se mêle admirablement bien à la violence verbale au nom d’un doux rêve utopique de contrôle sans la moindre opposition.
Ingrid Wood, l’assistante de Christian, est une employée loyale dont la beauté froide n’a d’égale que la cruauté des conseils qu’elle prodigue. Elle n’écarte pas les problèmes, elle les détruit. Ingrid s’est construite dans une détermination sans faille où les sentiments n’ont pas leur place. Recherche-t-elle une forme de reconnaissance pour ses efforts constants ? Certainement. Finalement, Ingrid est aussi dangereuse que l’homme qu’elle sert, voire plus radicale, car elle semble avoir perdu une part de son humanité au nom d’un idéal qui la dépasse.
Quant à Yasmine, une autre femme déterminée et mystérieuse, elle agit comme une stratège efficace pour dénicher la moindre information sur les variants que la BMRA pourchasse. Il existe, au sein même de la BMRA, une compétition meurtrière pour faire ses preuves et impressionner son président, au détriment de nombreuses valeurs bafouées et perdues. Yasmine, qui n’a pas froid aux yeux, se perdra dans les bras de William Downey, un homme brisé par la perte de sa famille assassinée par des variants. C’est sa vérité. Finalement, seule la haine anime cet homme autrefois agent déchu du Secret Service, qui sert aujourd’hui de chef de la sécurité sur les missions d’intervention au sein de la Fédération Unie.
Le docteur Solomon Crane, qui empeste l’alcool et dont les cheveux témoignent de son désintérêt grandissant pour son apparence, a décidé de franchir les limites de la science, quelles qu’en soient les conséquences. Il s’évertue à croire que mener des expériences scientifiques sur des variants innocents lui permettra de les « soigner », de neutraliser définitivement les mutations biologiques considérées comme contraires à la nature. La folie se trouve souvent à un fil du génie, mais cela fait bien longtemps que le docteur Crane a délaissé la raison pour n’être plus qu’un geôlier et un boucher médical.
Jun et Sören sont deux variants rebelles qui travaillent pour le compte de la BMRA. Ils sont les produits de cette organisation, non par idéologie, mais pour survivre et rester aux côtés du plus fort. Ils se retournent contre les leurs en les tuant pour le compte de l’agence, tout comme les innocents pris pour cibles. Ce sont des exécutants dont les motivations demeurent obscures, et ils n’en restent pas moins dangereux. Sören est un prédateur machiavélique dont le don transforme la douleur en une sensation proche de l'extase. Son corps couvert de cicatrices témoigne des sévices qu'il s'inflige et endure volontairement. Pour lui, la souffrance n'est ni une punition ni une faiblesse : elle est une source de plaisir, ce qui nourrit son goût malsain pour la mutilation et la cruauté.
Il existe plusieurs personnages alliés, antagonistes ou neutres dans l’univers de HOPE, mais je trouvais important de recentrer le camp de la BMRA afin d’enrichir le récit.
Chaque antagoniste a reçu une mise à jour visuelle afin que son apparence corresponde davantage à son histoire respective, sans tomber dans le cliché ou la caricature.
Le tome 1 (lien) va être corrigé dans ses premiers chapitres afin d’adapter les changements physiques de l’ensemble des personnages.
« Ce qui me fait peur ce n'est pas la méchanceté des méchants mais le silence des justes » - Gandhi
- Fin de transmission holographique
Les antagonistes ont besoin d’amour (visuel)






![Les dirigeants politiques de l'univers HOPE (2116) [MAJ]](https://static.wixstatic.com/media/cb3f5d_3698511463254c55afe2b96aa608e518~mv2.png/v1/fill/w_980,h_551,al_c,q_90,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/cb3f5d_3698511463254c55afe2b96aa608e518~mv2.png)



Commentaires