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Ludovik Milton

Préface​​

Port Morris était autrefois une ville à part entière au sein de New York. Des barrières holographiques dissuadent désormais les honnêtes citoyens de franchir les limites de cette zone dangereuse, où la loi est absente. Les autorités ont perdu tout contrôle sur la forte criminalité qui sévit depuis des décennies dans cette partie de la ville. Posséder une arme est devenu un minimum pour se protéger des zombies des rues, des individus continuellement sous l'emprise de la drogue, prêts à tout pour obtenir leur dose auprès des riches trafiquants. Des femmes proposant leurs services jonchent les rues à la recherche de clients, tandis que les voleurs à la tire ne reculent devant rien pour dépouiller les passants et alimenter la pègre locale.

Bien que des milices privées existent, souvent dirigées par les différents cartels du Bronx, laissé à l'abandon, elles ne suffisent pas à assurer la sécurité des habitants. Les rues inhospitalières étaient parsemées de détritus, d'épaves de véhicules anciens, témoins d'un siècle révolu, et de ruines abandonnées datant de la IIIe Guerre mondiale survenue en 2059. Les squatteurs investissent ces vastes espaces désaffectés pour mener leurs activités criminelles en toute impunité.

Une odeur nauséabonde régnait pertuellement dans l'air en raison du manque d'entretien des égouts, rendant l'atmosphère irrespirable pour les non-initiés. L'eau distribuée dans les habitations est désormais impropre à la consommation, et la présence de vermine aggrave encore les conditions de vie déjà précaires.

La priorité absolue pour quiconque vivait dans ce quartier était de trouver un refuge pour la nuit. Les personnes imprudentes pouvaient être dépouillées, agressées, violées, voire même tuées.

Des rumeurs faisaient état d'enlèvements, où des sans-abris devenaient des esclaves dans le commerce des êtres humains, ou encore de trafic d'organes et de sang pour le compte d'obscurs laboratoires pharmaceutiques. La découverte de cadavres au petit matin, parfois mutilés et dépouillés de leurs biens, était devenu une triste routine avec le temps.

 

La priorité absolue pour quiconque vivait dans ce quartier était de trouver un refuge pour la nuit. Les personnes imprudentes pouvaient être dépouillées, agressées, violées, voire même tuées. Des rumeurs faisaient état d'enlèvements, où des sans-abris devenaient des esclaves dans le commerce des êtres humains, ou encore de trafic d'organes et de sang pour le compte d'obscurs laboratoires pharmaceutiques. La découverte de cadavres au petit matin, parfois mutilés et dépouillés de leurs biens, était devenu une triste routine avec le temps.

Les milices locales ne se souciaient guère de ces affaires, préférant se concentrer sur la collecte de taxes auprès des habitants en échange de leur protection, ou bien régler les différends en éliminant les gangs rivaux. Ceux qui ne payaient pas devaient compter sur leurs armes, qu'elles soient rudimentaires ou sophistiquées pour les plus chanceux, ne pouvaient espérer dans cet environnement où n’importe quoi pouvait servir d'outil de défense. Un simple regard de travers pouvait déclencher une agression, et les femmes ne pouvaient plus se risquer à sortir seules sans courir le risque de devenir des cibles.

Dans ce contexte, l'instinct de survie et la méfiance étaient des facteurs déterminants pour rester en vie. Cependant, cela contraignait les âmes les plus charitables à reléguer leurs sentiments altruistes et leur esprit d'entraide dans un coin de leur cœur. Il était devenu rare de rencontrer de telles personnes aujourd'hui, car chacun se battait pour son territoire, ses maigres possessions, son argent ou même la sécurité de sa famille. Une lutte perpétuelle faisait rage, où il suffisait d'un instant pour tout perdre, en particulier sa vie.

Ludovik était l'un de ces garçons des rues. Voici son histoire.

Bonus Ludovik
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